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Les États-Unis brandissent la menace d’une intervention militaire face à la répression des manifestants en Iran

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Les tensions autour des manifestations en Iran prennent une dimension internationale. Le président américain Donald Trump a averti, vendredi, que les États-Unis pourraient intervenir si les autorités iraniennes choisissaient de réprimer les manifestants « dans le sang ».
Dans une déclaration ferme, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé que Washington ne resterait pas passif en cas de violences meurtrières contre des civils. « Si le régime iranien tire sur des manifestants pacifiques et les tue, les États-Unis viendront à leur secours. Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir », a-t-il martelé.

Cette prise de position intervient dans un contexte de montée des tensions internes en Iran. Selon plusieurs sources concordantes, des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont causé la mort d’au moins six personnes, jeudi 1er janvier, marquant les premiers décès depuis le début d’un mouvement de contestation déclenché par la dégradation rapide des conditions de vie et l’hyperinflation.

Le mouvement de protestation a débuté dimanche à Téhéran, où des commerçants ont baissé rideau pour dénoncer l’effondrement du pouvoir d’achat et le marasme économique. Rapidement, la contestation s’est étendue aux universités, avant de gagner plusieurs autres régions du pays.

Vendredi 2 janvier, Donald Trump a réitéré sa position sur son réseau Truth Social, accusant les autorités iraniennes de recourir systématiquement à une répression brutale. Cette rhétorique renforce la pression diplomatique sur Téhéran, tout en suscitant des inquiétudes quant à une possible escalade régionale.

La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême Ali Khamenei, a mis en garde contre toute tentative d’ingérence extérieure.

« Toute main interventionniste qui porterait atteinte à la sécurité de l’Iran, sous quelque prétexte que ce soit, s’exposera à une riposte », a-t-il écrit sur le réseau social X, rappelant que « la sécurité de l’Iran est une ligne rouge ».
Sur le terrain, les autorités poursuivent leur stratégie de fermeté. L’agence Tasnim a rapporté l’arrestation d’une trentaine de personnes à Téhéran, accusées de « troubles à l’ordre public », même si aucun incident majeur n’a été officiellement reconnu ces derniers jours dans la capitale.

Ces déclarations interviennent alors que les relations entre Washington et Téhéran restent extrêmement tendues. En pleine guerre entre l’Iran et Israël, l’administration américaine avait déjà ordonné, le 18 juin 2025, des frappes aériennes d’envergure contre plusieurs installations nucléaires iraniennes, dont le site stratégique de Fordo. Ces opérations s’étaient prolongées jusqu’au 30 juin, dans un conflit de douze jours qui avait profondément marqué la région.

Par ailleurs, les services de renseignement israéliens, le Mossad, ont publiquement affiché leur soutien aux manifestants iraniens, un geste perçu à Téhéran comme une provocation supplémentaire. Dans ce climat de tensions internes et de pressions extérieures, l’Iran se retrouve au cœur d’un équilibre fragile, où toute escalade pourrait avoir des conséquences bien au-delà de ses frontières.

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