
À l’occasion de la commémoration des 235 ans de la cérémonie de Bwa Kayiman, Richecarde Célestin revient sur la portée historique de cet événement majeur de l’histoire d’Haïti.
Selon Célestin, le 14 août 1791 constitue une date incontournable pour le peuple haïtien. Il estime que cette journée doit permettre aux Haïtiens de se questionner sur leur histoire, leurs origines et l’héritage laissé par les générations qui ont lutté contre le système colonial.
Dans son analyse, la cérémonie de Bwa Kayiman comportait une dimension à la fois politique, mystique et culturelle. Il explique que les personnes réduites en esclavage se sont réunies autour d’une volonté de résistance et de transformation de l’ordre colonial, avec l’objectif de construire un autre modèle de société répondant davantage à leurs intérêts en tant qu’individus et peuple.
Il considère également le 14 août comme une journée de mémoire et de réflexion. Pour lui, la commémoration de Bwa Kayiman doit rappeler les sacrifices consentis et encourager les nouvelles générations à mieux comprendre cet héritage historique.
Abordant la situation politique actuelle, Célestin établit un parallèle entre cet héritage historique et les enjeux liés aux prochaines élections. Il insiste notamment sur l’importance de l’éducation politique, particulièrement auprès de la jeunesse. À ses yeux, participer à une élection ne doit pas se limiter à déposer un bulletin dans une urne : les citoyens doivent comprendre les enjeux et les conséquences de leurs choix.
Richecarde Célestin estime ainsi que, même si l’organisation d’élections apparaît nécessaire dans le contexte actuel, une question fondamentale demeure : quel projet de société doit accompagner ces élections ? Il appelle à réfléchir à la vision que le pays souhaite construire, notamment en ce qui concerne la jeunesse et son rôle dans l’avenir d’Haïti.
Pour lui, la mémoire du 14 août 1791 ne doit donc pas rester limitée aux cérémonies commémoratives. Elle doit également servir de point de départ à une réflexion sur l’identité, la responsabilité citoyenne et la construction de l’avenir du pays.
